Les Fables de Bonnyblue

Alexis Dupré de Zoncou présente….

Le chien mécontent de son sort

Le chien d’un bon fermier se plaignait au destin,

Car il devait veiller jusque tard dans la nuit

Pour que le fermier trouve ses poules le matin,

Il devait faire en sorte que le renard s’enfuit.

Quelle infortune pour moi de ne pouvoir dormir

La cour est petite, je ne peux me dégourdir

Le destin de sa plainte s’en trouve un peu touché

Lui donne un autre maître, lui propose le berger.

Notre chien va pouvoir la journée galoper

Mais le soir à nouveau il lui faudra veiller

J’ai regret disait-il dans mon ancienne maison

On me donnait souvent de la viande à foison

Mais ici point d’aubaine, je n’ai que quelques prunes

Sa complainte entendue, il changea de fortune,

Et se retrouva attaché chez un bourgeois,

Où est ma liberté se plaignait t-il une fois,

Les enfants sur mon dos n’arrêtent de grimper,

Et ne cesse ma queue de vouloir attraper.

Cette dernière plainte mit le sort en colère

Croit-il être le seul dont je gère l’affaire ?

Le sort avait raison ; tous gens sont ainsi faits,

Notre condition ne nous contente jamais

Nous fatiguons le ciel à force de nous plaindre

Notre rusé renard n’a pas grand-chose à craindre

Qu’à chacun d’entre nous on accorde sa requête,

Nous serions bien capable de lui rompre la tête.

30 avril 2008 - Posté par lesfablesdebonnyblue | Fables | | Pas encore de commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire