Le chien mécontent de son sort
Le chien d’un bon fermier se plaignait au destin,
Car il devait veiller jusque tard dans la nuit
Pour que le fermier trouve ses poules le matin,
Il devait faire en sorte que le renard s’enfuit.
Quelle infortune pour moi de ne pouvoir dormir
La cour est petite, je ne peux me dégourdir
Le destin de sa plainte s’en trouve un peu touché
Lui donne un autre maître, lui propose le berger.
Notre chien va pouvoir la journée galoper
Mais le soir à nouveau il lui faudra veiller
J’ai regret disait-il dans mon ancienne maison
On me donnait souvent de la viande à foison
Mais ici point d’aubaine, je n’ai que quelques prunes
Sa complainte entendue, il changea de fortune,
Et se retrouva attaché chez un bourgeois,
Où est ma liberté se plaignait t-il une fois,
Les enfants sur mon dos n’arrêtent de grimper,
Et ne cesse ma queue de vouloir attraper.
Cette dernière plainte mit le sort en colère
Croit-il être le seul dont je gère l’affaire ?
Le sort avait raison ; tous gens sont ainsi faits,
Notre condition ne nous contente jamais
Nous fatiguons le ciel à force de nous plaindre
Notre rusé renard n’a pas grand-chose à craindre
Qu’à chacun d’entre nous on accorde sa requête,
Nous serions bien capable de lui rompre la tête.
Pas encore de commentaire.