Les Fables de Bonnyblue

Alexis Dupré de Zoncou présente….

Le puceau et ses trois fiançées

Il en faut parfois peu pour que le vase déborde

Un petit maire cupide attiré par le gain

Des personnes ambitieuses et qui dans la vie mordent

Voilà les ingrédients de mon nouveau moulin.

Il était une vieille dame qui aimait raconter

L’histoire d’un jeune puceau et de ses trois fiancées.

Ainsi un jeune puceau que nous nommeront Marcel

Etait fort courtisé par trois jeunes damoiselles.

Toutes trois étaient charmantes et possédaient domaine

Et donc pouvaient prétendre à devenir la reine.

Ces trois jeunes greluches ne pouvaient se sentir

Mais pour de notre Marcel ses faveurs obtenir

Acceptèrent de se voir pour travailler ensemble

A qui obtiendrait le tître sans que les murs n’en tremblent

Elles s’aperçurent bien vite que leur notoriété

Equivalait sans doute à celle du dulciné,

Marcel ne faisait rien, leur laissant tous le labeur

De choisir celle d’entre elle qui obtiendrait son cœur

En plus d’être charmantes, nos trois étaient futées

Et de notre Marcel ne firent qu’une bouchée.

Nos trois damoiselles unies dans cet effort

Se rappelèrent bientôt et ceci à leur tort

Qu’elles ne s’aimaient point et la guerre débuta

Les faisant vite passer de vie à trépas.

Le choix de Marcel si stratégique se fut-il,

Eut des répercussions graves bien moins que futiles

Puisque trois grands domaines furent abandonnés

Nos trois jeunes damoiselles n’avaient point d’héritiers.

Il est plusieurs leçons que nous pouvons tirer,

De l’histoire du puceau et ses trois fiancées.

L’union fait la force, c’est encore une fois prouvée

L’ambition vous mène loin, si elle est calculée

A réunir ensemble trois fameuses rivales

On s’expose forcément à une issue fatale.

24 février 2008 Posté par lesfablesdebonnyblue | Fables | | Pas encore de commentaires

L’action induit la parole

J’ai lu dans quelques endroits qu’un Maire et son adjoint

L’un malin tire au flanc, l’autre tout ça n’était point,

Se présentaient tous deux comme Maire de leur village,

Bientôt les rejoignis un troisième personnage.

Le village était grand, vous pourriez me répondre,

Quelques deux mille habitants, quelques prés à tondre,

Vous dirais-je : toutefois c’est une merveilleuse commune,

Et trois personnes qui postulent valent toujours mieux qu’une !

Voilà nos trois larrons qui partirent en campagne

Usant de tous les stratagèmes avec une seule idée : la gagne.

Le Maire malin grâce à une belle équipe motivée et rajeunie

Avec des pros de la comm : ça personne ne le nie

Squatter nos boîtes aux lettres avec des cartes postales

L’idée n’est pas de lui, penser lui ferait mal.

Le troisième personnage, un illustre inconnu,

Arrivé depuis peu, sans être parvenu,

Usa de tous moyens à sa disposition

Equipe soudée, boîte aux lettres et dimanche marché !

L’Adjoint quand à lui avait une bonne expérience,

Aux moyens des premiers, ajouta la patience.

A notre disposition il veut se trouver,

Et dans sa grande marche, voudrait nous entraîner.

Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien

Se trouve toujours quelqu’un qui ne trouve pas ça bien.

Quand à vous, suivez l’un ou l’autre, voir même le troisième

Allez vener votez demeurez chez vous-même

Quoique vous fassiez brusquement, gentiment,

Les gens en parleront, n’en doutez nullement.

 

22 février 2008 Posté par lesfablesdebonnyblue | Fables | | Pas encore de commentaires

Le Maire et l’Adjoint

Un maire après ses deux mandats,

Voulut ne pas en rester là,

Mais malin se garda d’annoncer

La nouvelle à tous ses conseillers

Son adjoint à son poste voulait le remplacer

Sans se douter qu’il devait pour cela l’affronter

Le Maire rapidement parti à la recherche

De gens dynamiques à qui tendre sa perche

Son adjoint patiemment s’enquit,

De qui resterait avec lui

Le conseil en entier décida de le suivre,

Sauf un qui hésitait pour l’aventure à vivre.

Le maire tapa à gauche, à droite

Jusqu’à en avoir les mains moites,

Et parvint, respect, à rassembler néanmoins,

Les pires ennemis d’hier, aujourd’hui et demain…

L’adjoint, tranquillement organisait sa troupe,

Pour voir qui parmi eux resterait sous sa coupe,

Mais le pauvre ne se doutait pas,

Que des taupes s’étaient glissées là.

Certaines de ses taupes appartenaient au maire,

Et les autres se rallièrent , une autre liste créèrent.

C’est ainsi que trois programmes virent bientôt le jour,

Identiques ils étaient hormis dans leurs pourtours.

Qu’assembler des contraires peut se payer très cher

Telle sera la chose enseignée par la liste du maire,

A vouloir unir ensemble les ambitieux,

A la fin pour pleurer, il n’aura que ses yeux.

La fin de cette histoire ne peut être écrite,

Le vote n’ayant eu lieu l’issue reste interdite.

Mais bientôt dans les urnes vous vous exprimerez,

La morale de l’histoire, c’est vous qui l’imprimerez.

19 février 2008 Posté par lesfablesdebonnyblue | Fables | | Pas encore de commentaires