Le puceau et ses trois fiançées
Il en faut parfois peu pour que le vase déborde
Un petit maire cupide attiré par le gain
Des personnes ambitieuses et qui dans la vie mordent
Voilà les ingrédients de mon nouveau moulin.
Il était une vieille dame qui aimait raconter
L’histoire d’un jeune puceau et de ses trois fiancées.
Ainsi un jeune puceau que nous nommeront Marcel
Etait fort courtisé par trois jeunes damoiselles.
Toutes trois étaient charmantes et possédaient domaine
Et donc pouvaient prétendre à devenir la reine.
Ces trois jeunes greluches ne pouvaient se sentir
Mais pour de notre Marcel ses faveurs obtenir
Acceptèrent de se voir pour travailler ensemble
A qui obtiendrait le tître sans que les murs n’en tremblent
Elles s’aperçurent bien vite que leur notoriété
Equivalait sans doute à celle du dulciné,
Marcel ne faisait rien, leur laissant tous le labeur
De choisir celle d’entre elle qui obtiendrait son cœur
En plus d’être charmantes, nos trois étaient futées
Et de notre Marcel ne firent qu’une bouchée.
Nos trois damoiselles unies dans cet effort
Se rappelèrent bientôt et ceci à leur tort
Qu’elles ne s’aimaient point et la guerre débuta
Les faisant vite passer de vie à trépas.
Le choix de Marcel si stratégique se fut-il,
Eut des répercussions graves bien moins que futiles
Puisque trois grands domaines furent abandonnés
Nos trois jeunes damoiselles n’avaient point d’héritiers.
Il est plusieurs leçons que nous pouvons tirer,
De l’histoire du puceau et ses trois fiancées.
L’union fait la force, c’est encore une fois prouvée
L’ambition vous mène loin, si elle est calculée
A réunir ensemble trois fameuses rivales
On s’expose forcément à une issue fatale.
L’action induit la parole
J’ai lu dans quelques endroits qu’un Maire et son adjoint
L’un malin tire au flanc, l’autre tout ça n’était point,
Se présentaient tous deux comme Maire de leur village,
Bientôt les rejoignis un troisième personnage.
Le village était grand, vous pourriez me répondre,
Quelques deux mille habitants, quelques prés à tondre,
Vous dirais-je : toutefois c’est une merveilleuse commune,
Et trois personnes qui postulent valent toujours mieux qu’une !
Voilà nos trois larrons qui partirent en campagne
Usant de tous les stratagèmes avec une seule idée : la gagne.
Le Maire malin grâce à une belle équipe motivée et rajeunie
Avec des pros de la comm : ça personne ne le nie
Squatter nos boîtes aux lettres avec des cartes postales
L’idée n’est pas de lui, penser lui ferait mal.
Le troisième personnage, un illustre inconnu,
Arrivé depuis peu, sans être parvenu,
Usa de tous moyens à sa disposition
Equipe soudée, boîte aux lettres et dimanche marché !
L’Adjoint quand à lui avait une bonne expérience,
Aux moyens des premiers, ajouta la patience.
A notre disposition il veut se trouver,
Et dans sa grande marche, voudrait nous entraîner.
Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien
Se trouve toujours quelqu’un qui ne trouve pas ça bien.
Quand à vous, suivez l’un ou l’autre, voir même le troisième
Allez vener votez demeurez chez vous-même
Quoique vous fassiez brusquement, gentiment,
Les gens en parleront, n’en doutez nullement.
Le Maire et l’Adjoint
Un maire après ses deux mandats,
Voulut ne pas en rester là,
Mais malin se garda d’annoncer
La nouvelle à tous ses conseillers
Son adjoint à son poste voulait le remplacer
Sans se douter qu’il devait pour cela l’affronter
Le Maire rapidement parti à la recherche
De gens dynamiques à qui tendre sa perche
Son adjoint patiemment s’enquit,
De qui resterait avec lui
Le conseil en entier décida de le suivre,
Sauf un qui hésitait pour l’aventure à vivre.
Le maire tapa à gauche, à droite
Jusqu’à en avoir les mains moites,
Et parvint, respect, à rassembler néanmoins,
Les pires ennemis d’hier, aujourd’hui et demain…
L’adjoint, tranquillement organisait sa troupe,
Pour voir qui parmi eux resterait sous sa coupe,
Mais le pauvre ne se doutait pas,
Que des taupes s’étaient glissées là.
Certaines de ses taupes appartenaient au maire,
Et les autres se rallièrent , une autre liste créèrent.
C’est ainsi que trois programmes virent bientôt le jour,
Identiques ils étaient hormis dans leurs pourtours.
Qu’assembler des contraires peut se payer très cher
Telle sera la chose enseignée par la liste du maire,
A vouloir unir ensemble les ambitieux,
A la fin pour pleurer, il n’aura que ses yeux.
La fin de cette histoire ne peut être écrite,
Le vote n’ayant eu lieu l’issue reste interdite.
Mais bientôt dans les urnes vous vous exprimerez,
La morale de l’histoire, c’est vous qui l’imprimerez.